lundi, 24 mars 2008
Un monde virtuel et sans autres
Sortie du n°4 d'Anaximandre "Un monde virtuel et sans autres": Une reflexion fondamentale sur la perte de consistance de notre monde et sa tendance à la virtualisation!!!
Pour télécharger le n°4 d'Anaximandre: http://orientations.hautetfort.com/list/revue_anaximandre...
"Les auteurs convoques pour nous guider dans notre reflexion seront notamment Baudrillard, Zizek et Arendt, qui ont tous d’une façon ou d’une autre aborde la question de la virtualisation du monde ou de la disparition d’un espace commun entre les hommes. Mais vous retrouverez comme à l’habitude des references aux auteurs de l’Antiquite, qui, comme nous le verrons, n’ont pas manque, a leur epoque, deja, de deplorer une certaine forme de « virtualisation » des rapports humains. Il n’y a decidement rien de neuf sous le soleil, meme a l’heure des soleils electroniques…"
16:28 Publié dans Lectures. Livres et revues | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : réél, réalité, virtualisation, virtuel
mardi, 19 février 2008
La revue Anaximandre en février: un n° hors série sur Christopher Lasch
De retour à une activité diurne (aprés une longue période d'activité professionnelle nocturne), c'est avec enthousiasme que je vous annonce, avec quelques jours de retard certes, le nouveau numero hors série de la revue Anaximandre de mon ami Thibault Isabel, consacré à Christopher Lasch, un auteur si capital en cette fin de modernité.
Pour télécharger ce numero HS dédié à Christopher Lasch, cliquer ici
17:25 Publié dans Lectures. Livres et revues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lasch, idées, psychologie, sociologie
lundi, 14 janvier 2008
Le bonheur et l'action, un nouveau numero de la revue Anaximandre
A l'occasion de cette nouvelle année, j'adresse à tous mes voeux les meilleurs; en espérant que 2008 vous apporte tout ce que vous pouvez attendre, à commencer par la santé, l'amour et l'épanouissement.
Pour accompgner ces voeux, c'est avec plaisir que je vous annonce la sortie du dernier numéro (n°3) de la revue en ligne "Anaximandre" de Thibault Isabel, dont le thème central est "le bonheur et l'action"
« Le bonheur »… Tel sera d’ailleurs le theme de ce troisieme numero d’Anaximandre ! Ou, plus precisement : « Le bonheur et l’action ». Que signifie etre heureux ? Sur quoi le bonheur repose-t-il ? La joie peut-elle etre assimilee au plaisir, ou faut-il l’en distinguer ? Notre bonheur est-il atteint lorsque nous nous sentons pleinement satisfaits, ou emerge-t-il plutot lorsque nous sommes dans l’attente, et que nous nous contentons d’esperer ? Le repos est-il compatible avec le bonheur, ou faut-il agir pour acceder au souverain bien ? En d’autres termes, notre epanouissement depend-il d’un etat de satisfaction des sens, ou d’un etat de l’ame plus diffus, plus indefinissable, aussi, qui se caracteriserait par l’esperance et la volonte d’oeuvrer a la justice ? Les riches sont-ils heureux ? Et les derniers ne sont-ils pas deja paradoxalement les premiers, sur Terre ?
09:35 Publié dans Textes d'orientation & points de vue | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : idées, philosophie
vendredi, 28 décembre 2007
Questions à Alain de Benoist autour de son nouveau livre sur la décroissance
Ecrivain, journaliste et conférencier, Alain de Benoist –que l’on ne présente plus aux lecteurs assidus de ce blog!- aidé par un sens de la synthèse et un esprit critique hors du commun, poursuit depuis plusieurs décennies un travail d’analyse et de réflexion abordant principalement le domaine des idées (qu’elles soient politiques, philosophiques, religieuses ou touchant aux sciences de la vie), mais également les évènements que nous livre l’actualité (lorsque ceux-ci ont valeur de symptômes). Auteur d’une œuvre d’une cinquantaine d’ouvrages, de plusieurs milliers de textes de conférences, d’entretiens ou d’articles publiés dans une quinzaine de langues, il dirige par ailleurs deux revues qu’il a fondé : «Nouvelle Ecole» (depuis 1968) et «Krisis» (depuis 1988)
Dans son dernier livre, «Demain, la décroissance! Penser l’écologie jusqu’au bout» aboutissement d’une réflexion en profondeur sur les enjeux de l’écologie débutée dans le courant des années 90 (témoins les trois textes écrits en 1993 et 1994 qui lui sont annexés), Alain de Benoist nous invite à envisager le recours à la pensée décroissante comme pensée de rupture possible avec le productivisme et le consumérisme, fauteurs des périls écologiques auxquels notre Terre doit maintenant faire face: les dérèglements climatiques, la dégradation des milieux naturels sous l’effets des pollutions de toutes sortes, ainsi que l’épuisement des richesses naturelles. Un livre d’orientations à se procurer d’urgence !
A l'occasion de cette notable parution, Alain de Benoist a eu la trés grande amabilité de bien vouloir répondre aux quelques questions que je lui ai soumises sur l'écologie et la décroissance; retrouvez ci-dessous l'intégralité de cet entretien:
1) Votre dernier ouvrage, Demain la décroissance. Penser l’écologie jusqu’au bout (éditions Edite), faisant suite au dossier central « Le salut par la décroissance » que vous avez signé dans une récente livraison de la revue Eléments, (1), vient de paraître. Il constitue un jalon important dans une réflexion que vous aviez entamée il y a déjà plusieurs années sur la question de l’écologie, comme en témoignent vos trois écrits annexés à ce volume qui sont parus entre 1993 et 1994 (2). Votre pensée, on le voit, n’a pas attendu leur médiatisation intensive récente pour se pencher sur la cruciale question écologique et sur la pensée « décroissante ». Pouvez vous nous indiquer les raisons qui ont vous ont conduit à cette réflexion ?Alain de Benoist: J’ai bien entendu, comme beaucoup de nos contemporains, assisté avec consternation à la dégradation progressive du cadre naturel de vie et à la désorganisation des écosystèmes qui régulaient naguère l’existence des êtres vivants. Quand on a le sens de la beauté, on ne peut qu’être révulsé de cet enlaidissement qui transforme peu à peu la Terre en poubelle. Mais en la matière, la simple réactivité ne suffit pas. Il faut encore analyser les causes. L’écologie m’est de longue date apparue comme une discipline particulièrement importante pour au moins deux raisons. La première est qu’elle induit une réflexion sur la façon dont l’idéologie du progrès s’est aussi présentée comme une idéologie de la maîtrise, en l’occurrence une idéologie dans laquelle l’homme s’affirme sans aucune mesure comme le « souverain maître » de la nature. La critique de cette idéologie conduit à remettre en cause une conception « prométhéenne » de l’existence que les partisans du « progrès » ne sont pas seuls à professer. Le goût de la domination pour la domination, parfois légitimée par une adhésion simpliste à l’idée de « volonté de puissance », va aussi dans ce sens. Si l’on se réfère à l’opposition entre les dieux et les titans, l’idéologie de la maîtrise, qui institue l’homme en sujet absolu d’un monde transformé en matière inerte, en pur objet, est incontestablement d’essence titanesque. L’esprit titanesque, c’est l’esprit de démesure, cette hybris si fortement condamnée par les Grecs. L’écologie est une réaction contre l’hybris, et par là même elle nous oblige à réfléchir sur les moyens d’instaurer, ou de rétablir, un autre rapport au monde naturel que celui de la mise à profit et de l’arraisonnement technicien.
L’autre aspect qui me paraît intéressant dans l’écologie, c’est qu’elle implique une démarche en rupture radicale avec l’esprit de notre époque. En stigmatisant le productivisme et le consumérisme, la préoccupation idéologique s’inscrit en faux contre l’idéologie qui domine aujourd’hui la planète : l’obsession économiste, l’axiomatique de l’intérêt, la logique du capital. En ce sens, l’écologisme possède une incontestable dimension révolutionnaire. Ce qu’il propose, c’est un changement de cap radical, équivalant à un changement de civilisation. Mais ce qui est également intéressant, c’est que la révolution écologique ne possède pratiquement aucun des traits des mouvements politiques « révolutionnaires » du XXe siècle. C’est une révolution qui préconise de s’engager sur d’autres voies et par d’autres moyens. Enfin, c’est une révolution qui, loin de vouloir faire du passé table rase, entend au contraire préserver ce qui mérite de l’être. Je crois que c’est Jacques Julliard qui avait un jour présenté l’écologisme comme le premier mouvement « conservateur de gauche ». Cette association des idées de conservation et de révolution me semble importante à bien des égards.
2) Quels sont les principaux auteurs qui vous ont aidé et/ou accompagné dans cette réflexion?
Alain de Benoist: Au tout début des années 1960, j’ai lu la plupart des livres écrits par les auteurs qui furent les premiers à s’inquiéter de la dégradation des écosystèmes. Je pense ici à Barry Commoner, Günter Schwabe ou Rachel Carson. Mais leurs démarches étaient encore isolées, et pas toujours prises au sérieux. Depuis lors, l’écologie a fait dans différents pays l’objet d’une réflexion en profondeur qui va beaucoup plus loin. En ce qui concerne la « décroissance », vous savez que le premier grand théoricien de cette manière de penser a été l’économiste roumain Nicholas Georgescu-Roegen. Ses thèses ont depuis été prolongées par des essayistes comme Serge Latouche, Edward Godsmith, Mauro Bonaiuti, Gilbert Rist, Jacques Grinevald et bien d’autres. En Allemagne et dans les pays scandinaves et anglo-saxons, l’écologie a donné naissance à de véritables systèmes philosophiques, dont les représentants s’expriment dans des revues spécialisées, mais dont le public français n’a pratiquement jamais entendu parler, car leurs travaux n’ont tout simplement pas été traduits. C’est d’ailleurs là une caractéristique de l’écologisme à la française : il a donné lieu à des débats à caractère strictement politique plus qu’à des élaborations théoriques très poussées. Dans l’un des textes figurant dans mon livre sur la décroissance, je présente précisément les discussions auxquelles a donné lieu, notamment aux Etats-Unis, l’idée de « valeur intrinsèque » de la nature. C’est un débat passionnant, mais dont nous n’avons ici pas la moindre idée.
Outre ces lectures, il faudrait évidemment citer les œuvres d’un grand nombre d’écrivains qui, sans aborder directement le problème de l’écologie, ont pu contribuer à faire naître ou à entretenir chez moi l’amour de la nature, qu’il s’agisse de David Herbert Lawrence, John Steinbeck, Jean Giono, Knut Hamsun et tant d’autres. Enfin, il est clair que mes positions sur l’écologie ne seraient pas ce qu’elles sont sans l’apport des chercheurs qui ont réfléchi sur la mentalité économique et l’avènement de l’homo œconomicus, sur le système du don et du contre-don ou encore sur l’utilitarisme. Je pense évidemment à Karl Polanyi, Marcel Mauss, Ivan Illich, Jacques Ellul, Louis Dumont, aux travaux du MAUSS, etc., mais il y aurait sans doute bien d’autres auteurs à citer !
3) Dans le texte de votre conférence sur « Les enjeux de l’écologie », prononcée en novembre 1993 (et repris dans votre présent livre sous le titre « Sur l’écologie I »), vous citez ces mots de Michel Serres, extraits de son admirable Contrat naturel (chez Flammarion), qui résument parfaitement notre situation actuelle : « Nous avons perdu le monde : nous avons transformé les choses en fétiches ou en marchandises [….] Il faut changer de direction et laisser le cap imposé par la philosophie de Descartes ». Pour reprendre un cap qui nous conduirait à vivre à nouveau en harmonie avec la nature, à la façon de l’homme de l’Antiquité ou de l’homme des sociétés traditionnelles, c’est donc à une rupture complète avec la philosophie des Lumières et avec l’idéologie du progrès que nous convie l’écologisme ?
Alain de Benoist: C’est en tout cas dans cette direction qu’il devrait nous convier, mais le problème est que, même dans les milieux écologistes, certains se résignent mal à envisager une telle rupture. Disons qu’ils rechignent à aller jusqu’au bout de leur propre logique. Mais précisons quand même qu’on ne saurait envisager l’ère postmoderne comme un retour pur et simple à un passé idéalisé, perçu comme une sorte d’âge d’or. Les écologistes n’ont été que trop souvent accusés de vouloir nous ramener à l’âge des moulins à vent, quand ce n’est pas à l’âge de pierre ! Nietzsche disait à juste titre qu’« on ne ramène pas les Grecs », ce qui signifie qu’il serait illusoire de s’imaginer que l’on puisse réinstaurer les sociétés de l’Antiquité. La modernité a eu lieu, et il faut bien compter avec elle. J’ai moi-même eu souvent l’occasion de dire qu’on ne peut pas retourner au passé, mais qu’on peut y recourir : recours et non pas retour. Recourir au passé, c’est y puiser l’inspiration de ce que pourrait être un nouveau commencement. Il s’agit, en d’autres termes, de réorienter la vie sociale dans un sens plus conforme, sinon à une parfaite harmonie, du moins à plus d’amicale connivence avec un monde naturel, qui n’est pas tant un matériau mobilisable par l’esprit de calcul qu’un partenaire avec lequel il faut composer pour continuer à habiter la Terre sans y créer de tensions irréparables.
L’idéologie du progrès a de toute façon déjà beaucoup perdu de sa superbe. Elle ne se survit guère que dans l’idéal de la croissance et du développement, ce qui est déjà beaucoup. On en trouve aussi la trace dans l’idée que les problèmes posés par la technique seront résolus par plus de progrès technique encore. Ce qui s’est en revanche effondré, c’est l’idée que nous allons automatiquement vers des jours meilleurs (les « lendemains qui chantent »), l’idée que la nouveauté vaut du seul fait qu’elle est nouvelle. Il n’y a plus grand monde non plus pour croire que les progrès techniques entraînent dans les sociétés humaines un progrès moral équivalent. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les grands systèmes historicistes qui avaient fleuri au XVIIIe et surtout au XIXe siècle ont perdu leur attrait. Nous sommes entrés dans une ère d’incertitude, caractéristique des périodes de transition, qui affecte jusqu’à nos représentations de la temporalité. Autrefois, on croyait que l’avenir serait nécessairement meilleur que le passé, celui-ci n’ayant du même coup plus rien à nous apprendre. Aujourd’hui, l’avenir apparaît plus porteur de menaces que de promesses.
4) Face aux problèmes désormais bien décrits (dégradations du milieu naturel sous l’effet de pollutions de toutes sortes, épuisement des matières premières et des richesses naturelles) liés à un productivisme et à un consumérisme effrénés, votre ouvrage propose une lumineuse étude critique des vraies et fausses alternatives. Pouvez-vous nous rappeler ici ce qui distingue fondamentalement l’écologisme et la pensée « décroissante » de ce « développement durable » aujourd’hui très à la mode ?
Alain de Benoist: Certains taxent l’idée de décroissance d’« utopique ». Il me semble au contraire que c’est bien plutôt le « développement durable » qui relève au sens propre de l’utopie. Il consiste en effet à vouloir en même temps une chose et son contraire, en l’occurrence à tenter de satisfaire le souci écologique tout en conservant un mode de croissance et de développement qui est la cause première à la fois des pollutions toutes sortes et de l’épuisement des réserves naturelles. Les tenants du développement durable feignent de déplorer les conséquences, mais refusent de voir les causes en face. Tout ce qu’ils proposent, c’est de faire des impératifs écologiques un paramètre à prendre compte parmi d’autres, mais sans changer fondamentalement de cap. Concrètement, cela revient à ralentir le rythme, mais en allant toujours dans la même direction. On se contente de reporter les échéances.
Prenons un exemple concret. Compte tenu de ce que nous savons aujourd’hui à propos du réchauffement climatique, d’innombrables mises en garde ont été émises ces dernières années contre les émissions de dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre responsable de ce réchauffement. Or, en dépit de ces mises en garde, conformes au principe du développement durable, ces émissions, dues à la combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel), ont augmenté entre 2000 et 2005 de 3,1 % par an, contre 1,1 % par an dans les années 1990. En 2005, près de 8 milliards de tonnes de carbone fossile ont ainsi été rejetées dans l’atmosphère ! La cause majeure de cette augmentation, c’est la dégradation du « rendement carbone » de la croissance économique. Ce paramètre correspond à la quantité de CO2 fossile que doit rejeter un pays pour produire une unité de PIB supplémentaire, soit un point de croissance économique. On peut donc dire que, depuis l’an 2000, le nombre de tonnes de carbone fossile émis par unité de PIB n’a cessé d’augmenter. Cela rend évidemment sceptique sur la possibilité de mettre en œuvre les résolutions adoptées lors des conférences de Kyoto ou de Bali.
On pourrait citer aussi le célèbre principe « pollueur-payeur ». Du point de vue du développement durable, il s’agit de faire en sorte que la pollution représente un coût pour ceux qui polluent. On en déduit qu’il y aura moins de pollution dès lors que celle-ci ne sera plus « gratuite ». Mais en réalité, ce que l’on a instauré, c’est un véritable marché de la pollution : continuent à polluer ceux qui ont les moyens d’acquitter le coût de leurs pollutions (coût qu’ils répercutent sur leurs prix de revient), c’est-à-dire ceux qui sont les plus riches et… qui sont aussi ceux qui polluent le plus.
5) La décroissance, seule véritable alternative à la frénésie consumériste dans laquelle nous pousse la logique productiviste et marchande, ne serait possible qu’à la condition d’une transformation des esprits, d’une « décolonisation de l’imaginaire » pour reprendre le mot de Serge Latouche. Sur quelles mesures politiques concrètes pourrait s’appuyer une telle révolution ?
Alain de Benoist: Dans l’immédiat, très vraisemblablement sur aucune. Aucun grand pays n’est en effet actuellement disposé à prendre des mesures politiques allant concrètement dans ce sens. Tout ce qui est fait, c’est d’inciter les citoyens à économiser l’énergie, à gaspiller un peu moins qu’ils ne le faisaient auparavant, à faire éventuellement appel aux biocarburants (ce qui a pour effet de dévaster encore un peu plus les cultures vivrières), à installer des panneaux solaires sur leurs maisons, etc. Tout cela est bel et bon, mais ce n’est de toute évidence pas à la hauteur des problèmes auxquels nous sommes confrontés. Cela relève plutôt de l’esprit du « développement durable » : faire durer les choses sans s’attaquer à l’essentiel. Un bon moyen de supprimer sérieusement le gaspillage, par exemple, consisterait à mettre un terme à l’obsolescence programmée des produits industriels, à ne plus proposer aux consommateurs des fruits exotiques en toutes saisons, à rompre avec la frénésie des nouveaux gadgets mis à rythme accéléré sur le marché, à restreindre drastiquement la publicité, etc. Tout cela est aujourd’hui impensable. On en revient donc toujours à la même contradiction, qu’illustre à la perfection le discours de tous ces hommes politiques, de droite ou de gauche, qui parlent à tout bout de champ d’écologie tout en faisant tout ce qui est en leur pouvoir pour « stimuler » la croissance.
Dans ces conditions, le mot d’ordre de Serge Latouche reste plus que jamais valable. Décoloniser l’imaginaire, et plus spécialement l’imaginaire symbolique, cela signifie désaccoutumer les mentalités de l’esprit de calcul, refuser l’idée que l’homme ne soit qu’un producteur et (surtout) un consommateur visant en permanence à satisfaire son meilleur intérêt, en finir avec un système de pensée qui rabat tout ce qui vaut sur la seule valeur marchande, réhabiliter la notion de gratuité, etc. Cela implique un long travail d’explication, mais aussi des exemples concrets. Vaste tâche, qui ne peut que s’inscrire dans le long terme, alors que les échéances, elles, se profilent à court et moyen terme…
6) L’année 2007 a donné lieu, par voie médiatique, à une conscientisation inédite et à grande échelle des périls écologiques, notamment climatiques (en raison notamment de la campagne planétaire du vice-président américain Al Gore et de celle, beaucoup plus hexagonale, de Nicolas Hulot). Cette médiatisation a eu pour effet de faire rentrer l’écologie dans (presque) tous les discours, dans (presque) tous les programmes, notamment lors des campagnes électorales à l’occasion des différents scrutins (élection présidentielle et élections législatives) qui ont eu lieu en France… Scrutins qui ont permis de vérifier une nouvelle fois, par la faiblesse de leurs résultats, le peu de crédit dont disposent les différentes formations écologistes politiques existantes (les Verts, le Mouvement écologiste indépendant » d’ Antoine Waechter , Génération Ecologie , etc.). Pensez-vous, comme le propose par exemple Antoine Waechter depuis qu’il a quitté les Verts en 1994 (en raison du dommageable arrimage de cette formation au parti socialiste) ou, comme le souhaite Jean Zin dans son remarquable manifeste d’écologie politique ), qu’un projet réussissant à regrouper les forces écologistes, au-delà de clivages périmés et de nos frontières nationales, demeure possible et parvienne à constituer un jour une alternative sérieuse au productivisme et au consumérisme ?
C’est en théorie possible, et c’est certainement souhaitable. Au fur et à mesure que les échéances se préciseront, de tels rapprochements se produiront peut-être. Mais ce n’est guère le cas pour l’instant. On assiste aujourd’hui à une évidente contradiction entre les vieux et les nouveaux clivages. Là où le dialogue et la concertation seraient nécessaires, beaucoup préfèrent rester campés sur leurs positions. Vous avez cité l’exemple des Verts. Il est remarquable que la relative vogue actuelle de l’écologie ne leur profite aucunement, puisqu’ils ont réalisé aux dernières élections des scores qui sont parmi les plus bas de leur histoire. Ils paient ainsi le prix d’un certain manque de crédibilité : on ne peut défendre sérieusement l’écologie en se mettant à la remorque, pour des raisons strictement électorales, d’un parti traditionnellement productiviste comme le parti socialiste. L’écologie politique, d’autre part, ne saurait se confondre avec toute une série de luttes marginales plus inspirées par l’idéologie libérale-libertaire ou « bo-bo » que par la nécessité de préserver le cadre naturel de vie, luttes auxquelles de surcroît la majorité des gens sont indifférents ou hostiles. En France comme ailleurs, sinon plus qu’ailleurs, l’écologisme n’a pas encore vraiment su déterminer son mode d’insertion dans la vie publique. Antoine Waechter et Jean Zin ont raison sur le principe, mais il leur reste à être mieux entendus qu’ils ne le sont pour l’instant.
7) En 2005, Massimo Fini, turbulent journaliste italien que vous connaissez bien, publiait sur Internet un sympathique manifeste (4) dénonçant la situation de notre monde maintenant quasi totalement livré au primat de l’économie. Ce texte, que vous avez cautionné en lui apportant votre signature, présente des positions alternatives intéressantes et originales – souvent très proches de celles que vous défendez. Ce manifeste a donné le jour, en Italie, à un mouvement politique et culturel, le «Movimento Zéro», qui s’inspire de son message et s’est fixé pour but de le répandre et de le rendre vivant dans la société civile italienne (et au-delà). Que pensez vous d’une telle démarche ? Sur quelles perspectives concrètes peut-elle déboucher ?
Alain de Benoist: J’ai eu l’occasion de rencontrer plusieurs fois Massimo Fini, qui est effectivement un homme sympathique aux vues originales. J’ai signé son manifeste parce que je me sentais en accord avec la plupart de ses positions. Cela dit, je manque d’informations pour apprécier à sa juste valeur l’impact du mouvement qu’il a lancé depuis. Comme vous le savez, je ne crois pas beaucoup aux mouvements politiques, surtout dans les circonstances présentes. Je crois en revanche beaucoup à l’action locale, aux réseaux culturels, au travail pédagogique dans le domaine des valeurs et des idées. Massimo Fini exerce à mon avis l’essentiel de son influence grâce aux livres qu’il publie. Je souhaite qu’il continue à en faire paraître beaucoup !
(1) n°119, décembre 2005
(2) "Sur l'écologie I" contribution au volume collectif "Les enjeux de l'écologie", GRECE, Paris 1994 (Trad. italienne1995, allemande 2001) [texte d'une conférence prononcée à Paris le 28 novembre 1993]; "Sur l'écologie II", Eléments n°79, janvier 1994 (Trad. néerlandaise 1994, allemande 1994-99, italienne 1995); "La nature et sa valeur intrinsèque", Krisis n°15, septembre 1993
(3)« L’écologie politique à l’ère de l’information » (Ere, janvier 2006)
(4) Manifesto dell'antimodernita : http://www.movimentozero.org/index.php?option=com_con... et http://www.massimofini.it/

"Demain, la décroissance! Penser l'écologie jusqu'au bout"
par Alain de Benoist (E/dite, décembre 2007)
00:50 Publié dans Textes d'orientation & points de vue | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Alain de Benoist, décroissance, écologie
dimanche, 16 décembre 2007
Grands espaces
Géopolitique - La reconfiguration du monde en « grands espaces »
À Luc Pauwels
Le 16 décembre 2007, par Georges Feltin-Tracol
"Parodiant après tant d’autres Karl Marx et l’exorde célèbre du Manifeste communiste de 1848, on est tenté de dire qu’en cette fin du XXe siècle, « un spectre hante la géopolitique, le spectre du grand espace ». Le concept de « grand espace » (Großraum) est relativement récent. Ses principaux théoriciens, le géopoliticien Karl Haushofer et le juriste Carl Schmitt, sont allemands, ce qui explique sans doute la confusion fréquente entretenue par l’opinion entre le « grand espace » et le Lebensraum (espace vital impérialiste). Il est vrai que le concept fut d’abord compris comme une théorie justifiant l’expansionnisme colonial des puissances européennes. La meilleure définition du « grand espace » revient à Julien Freund dans Nouvelle École n° 44. Le grand espace, écrit-il, « constitue, pour employer un mot entré en usage après Yalta, un bloc, c’est-à-dire une grandeur politique dont l’influence s’étend au-delà des limites d’un État, plus particulièrement sur les pays environnants. Il s’agit donc d’une puissance politique qui déborde les limites de tous les États qu’elle contrôle directement ou indirectement, et qui introduit de ce fait une autre conception des relations internationales. Suivant l’expression de Schmitt, elle est une puissance “ hégémonique ”, et à ce titre considère sa zone d’influence comme une chasse gardée, à l’abri de toute ingérence des États qui demeurent à l’extérieur de cette zone et de tout autre éventuel Großraum dans le monde » (1).
Délaissé par les géopolitologues, le grand espace n’est pas inconnu des écrivains. Dans 1984, George Orwell évoque - sans trop s’y attarder - trois grands espaces : Oceania, Estasia et Eurasia. Plus récemment, dans une trilogie intitulé F.A.U.S.T. parue en 1996 - 1997, le romancier français de science-fiction, Serge Lehman, se projette en 2095, dans un monde marqué par une société planétaire duale où coexistent un gouvernement mondial pourvu d’un chancelier et d’un Sénat de l’O.N.U., des Puissances (2) et de grands blocs réunissant les États modernes. La régionalisation continentale a favorisé les Puissances « dans la mesure où, presque toujours, l’élargissement annonçait une dilution de l’autorité politique ». Pour Lehman, qui collabore au Monde diplomatique, ces ensembles géopolitiques sont « autant de constructions floues, dépourvues de contenu et d’orientations claires, qui [minent] l’État de l’intérieur ». On observe la présence de quatre grands blocs : l’Alliance américaine américanocentrée, l’Ethnarchie africaine, la Restauration impériale chinoise et la Fédération européenne qui comprend la Russie et la Turquie.
Chez Lehman, les blocs continentaux favorisent le gouvernement planétaire et la toute-puissance des multinationales. Néanmoins, les grands espaces peuvent être aussi un moyen de résister au libéral-mondialisme. N’en déplaise à Francis Fukuyama, la fin de l’histoire n’est pas pour demain !"
23:11 Publié dans Textes d'orientation & points de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : géopolitique, Europe, idées, fédéralisme
samedi, 15 décembre 2007
Revue Anaximandre, n°2
Sorti du numéro 2 de la revue Anaximandre de notre ami Thibault Isabel
Un numéro pour les fêtes de fin d'année ou l'auteur interroge la nature humaine "Gentillesse et méchanceté". L'homme, est-il naturellement bon (et c'est de la société que viendrait le mal? ou au contraire n'est il naturellement pour ses semblables qu'un loup, mu par son seul intéret
Un thème central habilement suivi du deuxième volet de l'étude sur la pensée Confuceenne qui nous présente la polémique antique entre deux courants: l’optimisme de maitre Meng (qui considérait l'homme comme fondamentalement tourné vers le bien)et le pessimisme de maitre Xun (qui estimait que l'homme penche naturellement vers le mal). Pour terminer cette belle livraison, on ne manquera pas de lire l'article que nous propose Thibault sur "l'intéret général et le bien commun"
00:09 Publié dans Lectures. Livres et revues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sagesse, réflexion, philo, philosophie
mercredi, 12 décembre 2007
Entretien avec Alain de Benoist
A paraitre très prochainement sur ce blog, l'entretien que m'a accordé Alain de Benoist:
"Questions à Alain de Benoist autour de son nouveau livre sur la décroissance et sur l'écologie"
11:10 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : décroissance, écologie, économie
mardi, 11 décembre 2007
Un livre pour penser l'écologie jusqu'au bout!
"Peut-il y avoir une croissance infinie dans un monde fini ? Dégradation du milieu naturel, pollutions, épuisement des ressources naturelles, l'actuelle civilisation industrielle ne pourra s'étendre à l'ensemble de la planète. Le « développement durable » ne fera que retarder les échéances si l'on ne rompt pas avec la logique du « toujours plus » et de la recherche permanente des profits financiers. Comme Ivan Illich, les partisans de la décroissance veulent « vivre autrement pour vivre mieux ». Il faut rompre avec le primat des valeurs marchandes et reposer le problème de la relation de l'homme à la nature."
Faisant suite au copieux dossier central qu'il avait signé dans le n°119 de la revue "Eléments" ("Le salut par la décroissance. Pour empêcher le capitalisme de pourrir la planète"), paru en décembre 2005, le nouveau livre d'Alain de Benoist sur la nécessaire décroissance vient de paraitre! Une réflexion d'envergure qui n'a pas attendue les récentes et tapageuses campagnes médiatiques (telle le one man show de notre hélicologiste national), témoins les trois textes (articles ou conférence), écrits entre 1993 et 1994, qui sont annexés à l'ouvrage. Une lecture capitale!
11:20 Publié dans Lectures. Livres et revues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, décroissance, économie
mercredi, 14 novembre 2007
Notes sur le Peronisme
Professeur de philosophie à Buenos-Aires, penseur non conformiste ami, opposant à la globalisation libérale et auteur prolifique (auquel j'avais déja consacré une courte note concernant deux de ses essais métapolitiques majeurs), Alberto Buela nous propose une étude et une critique trés fouillée sur le Peronisme, théorie politique inspiratrice des mouvements nationaux Ibero-Américains:
Notas sobre el Peronismo, par Alberto Buela (Grupo "Abasto", Buenos-Aires 2007)
Le texte intégral de cette étude captivante, malheureusement non disponible en langue française, est librement téléchargeable en Espagnol:
-Format "pdf": http://www.pensamientonacional.com.ar/descargas/notas_sob...
-Version html: http://216.239.59.104/search?q=cache:WcNff4NlkZIJ:www.pen...
11:10 Publié dans Lectures. Livres et revues | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Amerique du sud, politique, politique internationale, philosophie politique
samedi, 10 novembre 2007
"Anaximandre", la nouvelle revue de Thibault Isabel
Docteur en histoire du cinéma, spécialisé dans l'étude des mentalités contemporaines, Thibault ISABEL, auteur de deux remarquables essais que nous avions déjà eu l'occasion de saluer sur ce blog*, nous propose aujourd'hui "Anaximandre" sa nouvelle revue électronique. Nouvelle revue gratuite, de présentation trés agréable, dont le premier numéro de 8 pages, "Morale et passions", nous propose un dossier sur le sage Chinois Confusius et la trés grande richesse de ses enseignements moraux, un recueil de maximes et de pensées, ainsi qu'une lumineuse et cruciale reflexion sur le problème de la hierarchie des valeurs.
Le site Internet de Thibault ISABEL: http://www.thibaultisabel.com/
* le recueil "Le Champ du possible", série de regards philosophiques, anthropologiques , voire psychanalytiques sur notre époque, cette modernité finissante, abordant des questions telles que l’évolution des mentalités, de l’art, de la mode, du rapport à la politique, etc. (Editions de la Méduse, 2005) et "La fin de siècle du cinéma Américain", livre qui propose un véritable diagnostic psychosociologique de la modernité culturelle, dont la démarche consiste à étudier le lien entre l’évolution du cinéma américain et l’évolution des mentalités américaines
11:15 Publié dans Lectures. Livres et revues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : thibault isabel, philosophie, morale, sagesse, confucius, modernité, valeur
vendredi, 12 octobre 2007
La puissance aux temps modernes
Métapolitique - La puissance aux temps moderne : une confiscation de la démocratie par la "nouvelle gouvernance"
vendredi 28 septembre 2007, par Pierre Le Vigan
"Qu’est-ce que la puissance ? C’est un pouvoir-faire. C’est une capacité. C’est la mise en mouvement des forces du monde. La puissance n’est pas de l’ordre du regard sur le monde, elle est d’abord de l’ordre du faire et de la technique. C’est pourquoi la puissance apparaît une préoccupation de l’homme quand le regard sur le monde cesse d’être poétique et magique pour devenir constructiviste, voire instrumental.
La puissance est donc concomitante à la naissance du politique.
Durant l’Antiquité même, le logos, c’est-à-dire la pensée, amène à désymboliser l’espace, et à le voir comme un espace mathématique. C’est ce qui caractérisé les plans de bataille novateurs en leur temps d’Épaminondas (IVe siècle av. J.-C.). Quelle est l’origine de la préoccupation de la puissance, qui n’est pas la même chose que la volonté de victoire ? Cette origine, c’est Platon qui définissait l’être comme puissance (Le sophiste, 247). Ce qui est potentiel, l’être, se distingue de ce qui se manifeste, l’étant.
La puissance n’est donc pas l’exercice immédiat de la force, c’est une possibilité de force, une possibilité d’agir. L’irruption de la conception de Platon est loin d’être un basculement irréversible de notre vision du monde. Ainsi, Aristote est plus proche des conceptions grecques du monde, antérieures à Platon, c’est-à-dire des conceptions non dualistes. Le christianisme, ensuite, reprend les conceptions de Platon mais en mettant l’acte créateur à l’extérieur du monde. Il attribue l’illimité de la puissance à Dieu seul – et non à l’homme. En conséquence, si le créateur a une puissance infinie, la créature est finie. D’où il ressort qu’il y a une limite au déploiement de la puissance. À la Renaissance, Giordano Bruno (1548 - 1600) conteste cette vision et défend l’idée de l’auto-engendrement du monde. Tandis que Galilée étend le domaine de la réalité au raisonnement abstrait.
...."
09:25 Publié dans Textes d'orientation & points de vue | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : démocratie, gouvernance, politique
samedi, 29 septembre 2007
L'Ecologiste n°23
L'Ecologiste n°23 (Juillet-septembre 2007)
Dossier : comment sauver les forêts
Quel est l’avenir des forêts dans le monde ? La crise climatique change complètement la donne : elle menace les forêts mais représente aussi l’espoir le plus sérieux de les sauver comme on le verra dans ce dossier, qui aborde la situation des forêts en Asie, Afrique, Europe et Amazonie. En dehors du dossier, on lira également de passionnants articles - notamment un article bouleversant sur le tigre en Inde. Et une analyse du gigantesque projet de TGV Lyon-Turin : une aberration économique. Et de nombreux autres articles !
10:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ecologie, forêt, nature, environnement
vendredi, 28 septembre 2007
Du haut des cimes...
09:42 Publié dans Le carnet. Au fil des jours... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : montagne
Maurice Allais, un penseur capital à redécouvrir
Dans son numero 8 (Printemps/Eté MMII), la revue "L'Esprit Européen" faisait apparaitre un entretien avec le professeur Maurice Allais. Pour retrouver la vision Européenne et fédéraliste de ce penseur capital, cliquer sur le lien ci dessous:
Voir également l'excellent site dédié à la vie et à l'oeuvre de Maurice Allais:
09:25 Publié dans Textes d'orientation & points de vue | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : économie, libéralisme, Europe, fédéralisme
vendredi, 17 août 2007
Mutation...

11:40 Publié dans Le carnet. Au fil des jours... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : idées
EXCROISSANCES
"Mexique/Etats-Unis, Europe/Maghreb : la civilisation occidentale détruit par sa prétention à l'universalisme et ne parvient pas à se protéger de sa morale utilitaire.
Avec quoi faut-il en finir ? Nous avons tant à abandonner. D'abord tenter de briser "la frénésie de l'organisation sans racine de l'homme normalisé", selon les termes heideggeriens de L'Introduction à la métaphysique. ..."
10:55 Publié dans Le carnet. Au fil des jours... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags :








































